Black kimono

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que j’aime beaucoup des kimonos. J’ai d’ailleurs fait un tuto que vous pouvez retrouver dans le dossier Tuto 😉

Cette fois, j’en voulais un très long et noir. J’ai trouvé le tissu parfait chez Les tissus du Chien Vert : une viscose imprimée avec des petits motifs dorés. Il faut compter 2 mètres pour pouvoir faire un si long 😉

Je ne suis pas repartie de mon tuto mais j’ai décalqué un kimono du commerce que j’aime beaucoup pour avoir quelque chose de moins « carré », de plus cintré.

Un résultat exactement comme ce que j’imaginais. J’aime beaucoup

A bientôt

Erika

Un peu tous les jours

Coudre pendant 8 heures d’affilée, commencer un projet le matin pour le finir le soir, faut bien reconnaître que ça devient compliqué avec un bébé. Mais je suis assez satisfaite de constater que j’arrive toujours à me trouver un peu de temps, un peu tous les jours, pour continuer à me coudre quelques pièces.

J’ai donc cousu ce manteau sur 3 jours : découpes le vendredi, poches passepoilées le samedi et le reste ce dimanche. Et force est de constater que ça se voit sur les finitions. Pour une fois, je peux le dire, c’est vraiment impeccable.

J’ai beau avoir déjà cousu un paquet de vestes, j’avais souvent le problème du lainage qui forme une bosse ou un pli, malgré mes finitions à la main. Cette fois, rien de tout cela, tout tombe parfaitement.

Le patron est le Magnésium de Ivanne Souflet. Je le connais par coeur, je le couds même sans les instructions. Cette fois, je l’ai allongé de 20 cm pour avoir vraiment une version bien longue, qui arrive dans le creux du genou.

Le lainage beige, légèrement bouclette, vient de chez Chamick et soldé à 50%, il m’est revenu pour une bouchée de pain. La doublure quant à elle vient des tissus du chien vert. Il s’agit d’une viscose Lila fleurie super belle.

Grosse grosse autosatisfaction sur les poches passepoilées 😍

Me voici parée pour attendre le printemps 😀

A bientôt

Erika

Mouton et Liberty

On ne va pas se mentir, avec un bébé, le temps libre se fait rare. Et l’énergie manque parfois. de sortir tout mon matériel de couture quand Léon fait une sieste d’une heure.

Mais comme chaque année, je ne résiste pas à l’envie d’acheter un beau lainage pour un nouveau manteau d’hiver. Malgré mon emploi du temps dédié à notre petit bout, cette année n’a pas fait exception quand j’ai vu ce lainage mouton bleu/vert canard. Cette petite merveille vient de chez Mondial textiles à Herstal (Belgique).

J’avais prévu d’acheter ma doublure plus tard vu que je n’avais rien trouvé sur le moment. Puis le deuxième confinement est arrivé, bla bla bla. Je pense que les magasins de tissus restent ouverts mais l’envie d’y aller, masquée, chronométrée et stressée n’y est pas.

Alors j’ai fouillé dans mon stock (qui n’est pas énorme, je n’amasse pas énormément de tissu. J’achète en général avec un projet en tête) et j’ai trouvé ce coton Liberty dont les coloris matchaient bien avec mon vert canard. Pour la doublure des manches, j’ai pris un tissu satiné rose pour plus de facilité à enfiler mon manteau.

Pour ce qui est du patron, j’ai bien sûr refait un Magnésium de chez Ivanne Soufflet. Ce manteau est une pépite, modulable à souhait, facile à réaliser et pile poil le modèle que je voulais.

Vu l’épaisseur du tissu, j’ai abandonné l’idée des poches passepoilées et j’ai ajouté deux poches plaquées, cousues à la main.

Quelques heures plus tard, mon manteau sur le dos, j’allais rechercher mon fils à la crèche, fière comme un paon et heureuse d’avoir retrouvé ma machine pour quelques heures sans interruption.

C’est une démarche de couture tout à fait différente que j’ai désormais. Le temps n’étant pas extensible, la couture va devenir un moment privilégié, un moment où je me fais plaisir. Et pour ça, il faut une réflexion en amont : quel besoin, quelle vraie envie, quel timing, …

Et vous les jeunes mamans, comment vivez-vous votre passion de la couture avec un bébé ?

A bientot

Etika

Jaune kimono

En congé de maternité, j’ai pu en profiter pour aller sur le marché de tissus à Maastricht quelques fois. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, c’est le vendredi matin, dans le centre de Maastricht. Il n’y a pas que du tissu mais quand même beaucoup d’échoppes ainsi qu’une ou deux énormes roulottes/merceries.

Niveau prix, il y a de tout mais de manière générale, il y a beaucoup de bonnes affaires à faire ! C’était notamment le cas de cette viscose satinée à 5€ le coupon d’1,5m!!!

J’ai suivi mon tuto du kimono que vous pouvez retrouver ici. Je l’ai allongé au maximum que mon coupon le permettait et j’ai réduit la largeur des manches de 4-5cm (je les ai allongées également).

Enfin, plutôt que de faire un ourlet, j’ai cousu un biais sur tout le pourtour du kimono pour un fini un peu plus « kimono ».

La couleur de cette viscose est canon et le tissu est toit satiné, c’est super agréable à porter. Et ça m’a pris 1:30 à tout casser 😊

A bientôt

Erika

Un brin de dignité.

Au moment de préparer sa valise pour la maternité, on pense avant tout confort pour son corps fatigué et meurtri (surtout quand une pandémie mondiale t’assure que tu n’auras aucune visite… Bref.) Du coup, celles qui sont déjà passées par là savent que niveau féminité, c’est middle (celles qui n’y sont pas encore passées : deux options. Soit on vous laisse la surprise, soit (je vous le conseille) vous vous renseignez auprès d’une amie/sœur/cousine qui vous dira tout)

J’avais quand même dans l’idée de conserver un brin de dignité et de féminité en me cousant une sorte de robe de chambre. Le style de peignoir que je passerais par dessus mes brassières d’allaitement histoire de me rehausser le teint, de camoufler mon gros ventre mou et vide d’après accouchement et d’avoir l’air un rien apprêtée (un tout petit rien). Je ne suis en général pas du tout superficielle (je suis même plutôt à sortir par maquillée et en jogging) mais après un accouchement, se sentir un mini peu jolie, ça fait du bien!!

J’ai donc ressorti mon patron et tuto (Ici) du kimono qui semble bien vous plaire pendant cette période de confinement. Je l’ai simplement allongé, j’ai cousu deux passants et une ceinture et j’ai ajouté deux grandes poches plaquées (ce que je me félicite d’avoir fait car c’est méga pratique!!)

Le choix du tissu n’est pas idéal mais j’ai fait avec ce que j’avais à un moment où les magasins de tissus étaient fermés. J’avais en stock un grand coupon de Néoprène fleuri. Autant le motif et la couleur fonctionnent super bien pour une robe de chambre, autant le Néoprène est un tissu trop épais et pas assez souple pour le rendu vaporeux que j’aurais voulu mais ça marche quand même pas trop mal.

Ce kimono/robe de chambre a été porté tous les jours à la maternité et je continue de le porter à l’occasion pendant mon congé. Reste une question : est-ce portable en journée, façon kimono long ? Mon mari dit que non. Moi j’aurais tendance à dire que ça se tente… Et vous ?

A bientôt

Erika

Faux fur love

Chez vous je sais pas, mais chez moi, il commence à faire caillant de chez caillant! Le temps idéal pour s’atteler à un nouveau projet : la fausse fourrure.

Ce coupon de fausse fourrure léopard, je l’ai acheté chez Chamick pendant la canicule du mois de juillet : normal! J’ai donc eu tout mon temps pour réfléchir à quel patron conviendrait le mieux et mon choix s’est porté sur le manteau Magnésium de chez Ivanne S.

Déjà cousu dans un coupon de laine il y a deux ans, j’avais trouvé le patron très bien fait et la réalisation super simple pour un manteau. J’ai de nouveau ajouté un petit passepoil noir en lurex le long de la doublure. Personne ne le voit mais je trouve que ça fait vraiment une super jolie finition.

Ce qui est moins simple, c’est de coudre une telle épaisseur de fausse fourrure. Bien que ma machine soit tout à fait à la hauteur du projet, chaque manipulation est nettement plus compliquée quand on assemble plusieurs épaisseurs, d’autant qu’on n’y voit rien dans tous ces poils! J’ai d’ailleurs assemblé le col et les poches à la main pour éviter la surchauffe à ma courageuse machine.

Et je vous parle même pas de l’état de mon salon après ça : un vrai salon de toilettage !!!

Malgré toutes ces réflexions et tous ces efforts, le premier essayage m’a pourtant laissé dubitative car je n’avais jamais porté de manteau en fausse fourrure. Un peu l’impression que ce n’était pas un manteau/style fait pour moi. Puis je l’ai testé dehors, quand il gèle et je l’ai adopté! Je ne sens tellement pas le froid ni le vent avec ce bijou que je compte bien le porter non stop jusqu’au printemps!!

Et d’ailleurs, vous êtes de la région liégeoise et que vous avez envie de fausse fourrure, l’assortiment chez Chamick est dingue!!! Il y a d’ailleurs fort à parier que je réintègre l’expérience 🙄.

A bientôt!

Erika

Le mojo de la couture

Tu connais ce moment où tu as l’impression que le mojo de la couture t’a désertée? C’était mon moment la semaine dernière. Après avoir beaucoup cousu pour les autres (j’ai eu une ribambelle de nœuds papillon à coudre pour un mariage d’amis, quelques cadeaux de naissance, la robe de mariée de ma cousine : tout des projets dont je suis très satisfaite), j’ai enfin pris le temps de coudre un peu pour moi. Et bien, ça n’a pas été un long fleuve tranquille…
J’avais depuis longtemps très envie d’un blazer de papy ; comprenez dans un tissu à petits carreaux dans les tons bruns, oranges, beiges… L’année dernière, j’étais déterminée à m’en coudre un moi-même alors que les magasins en regorgeaient… N’ayant pas trouvé le tissu, j’avais reporté le projet. Cette année, dans un accès de paresse, je m’octroie de me l’acheter tout fait sauf que bim, je ne trouve plus de modèle qui me plait (pas fan des vestes croisées et boutonnées des deux côtés). Et au moment où je ne m’y attendais pas, voilà que je trouve un tissu parfait (chez Mondial textiles à Herstal).
Pour le patron, je suis retournée vers le patron du blazer Eva d’une des revues Véritas (magazine Belge). Je l’avais utilisé pour mon blazer adoré en léopard bleu et rose, et j’y allais confiante. Sauf que non en fait… Après avoir cousu un après-midi entier avec application, je l’essaie et il tombe super mal. Je ne m’explique pas le pourquoi du comment, les épaules sont moches, le rabat « smocking » gondole, le tissu ne me semble plus du tout approprié. J’en viens à me demander si j’ai coupé dans le bon sens, si j’ai pas monté les manches à l’envers, … Bref un gros moment de doute et de solitude. 
J’ai donc lâchement abandonné mon blazer sur une chaise pendant une bonne semaine tant j’étais déçue… J’ai attendu que le courage me gagne à nouveau pour rattaquer mon projet et faire un tas de petites modifs et de petits ajustements (un peu plus cintré ici, retirer 1cm à l’épaule, etc).
Si je dois être honnête, je reconnais que je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat quand on regarde attentivement. Bien que ce soit fort bien cousu (mate-moi ces poches passepoilées à rabats!!), le seyant laisse à désirer (même si porté et dans la vie de tous les jours, personne ne regarde vraiment si ça tombe nickel). Du coup, je mets un peu en cause la qualité de mon patron et à l’avenir, il me faudra un autre patron de blazer.
 Des conseils? Des marques fétiches? Notez que je préfère les blazers légèrement cintrés.
A bientôt, 
Erika

Comme un kimono

Pour le moment, j’ai des envies de coutures simples et sans patron. Du moins, sans découper tout plein de pièces que j’aurai décalquées, etc. Est-ce la chaleur ou les quelques gros projets couture sur lesquels j’ai travaillé récemment (robe de mariée, chemise du marié, …), je n’ai quasiment cousu que des choses toutes simples, souvent avec des patrons maison. 

Et comme je sais que vous aimez les tutos, je vous en propose un pour réaliser un gilet ample, comme un kimono.

  1. Dessiner un patron – pas de stress, il n’y a que 2 pièces (qu’on peut même grouper en une seule). Voici le schéma des dimensions. Attention, c’est tout à fait modulable ; si vous voulez un kimono plus long, plus court, avec des manches plus longues ou plus courtes, adaptez-le 😊 Le schéma en bleu représente la partie dos. La ligne rose détermine la partie avant. Comme j’ai coupé au pli, j’ai découpé qu’un demi patron. Pour passer du dos à l’avant, j’ai juste plié comme sur la photo (on a donc le patron 2 en 1).
  2. Lorsque tout est découpé (on a 3 pièces : 1 dos et deux devants), on assemble endroit contre endroit les devants sur le dos et on pique le haut de la manche et le bas de la manche ainsi que le côté. 
  3. Faire l’ourlet de la manche. Comme j’avais un galon de dentelle/broderie, j’ai piqué une seconde fois pour aller maintenir le galon à l’intérieur de ma manche de manière à ce qu’il ressorte légèrement (étape facultative).
  4. Terminer l’encolure et l’ouverture au biais (soit vous en achetez un assorti, soit vous en faites hors de votre coupon). Épingler le biais sur l’avant sur tout le pourtour de l’ouverture du kimono (les deux pans avant et l’encolure). Piquer dans le pli du biais (il existe des vidéos sur Youtube qui expliquent très bien comment piquer du biais). Rabattre le biais et piquer au plus près du bord du biais de manière à emprisonner les bords crus. Si la pose du biais vous fait peur (faut pas, allez-y lancez-vous), j’ai déjà cousu un kimono (c’est d’ailleurs le premier vêtement que j’ai cousu de ma vie), et j’avais simplement fait un petit ourtlet de 5mm partout. C’est moins bien fini mais ça marche aussi 😊
  5. Faire l’ourlet du bas du kimono (à la découpe, j’ai légèrement arrondi le bas du kimono). Si vous désirez ajouter une broderie, répétez la même étape que pour les manches.

Finito! 

Le coupon a été acheté en soldes chez Chamick. C’est une sorte de crépon assez léger et fluide (le modèle nécessite un tissu assez fluide).

N’hésitez pas à me montrer vos réalisations, éventuellement en me marquant sur Instagram (@kikasews) 😃

A bientôt, 

Erika 

Kitty.

Kitty, c’est le patron de blazer que je voudrais aimer. Quand je le vois dans le magasine Maison Victor, je l’aime bien. Quand je le vois sur Instagram, je l’aime beaucoup. Quand je le couds, je suis satisfaite de mon travail. Puis quand je le sors de mon dressing pour le porter, j’ai toujours une hésitation. Parfois même, je le sors, l’essaie et le remets.

Au final, quand je me décide à le porter, je l’aime bien et je suis contente (bien que le tissu soit un peu raide). Mais la vérité, c’est que même si la mode est aux blazers boyfriends, les blazers cintrés me vont mieux. Des patrons à me conseiller?

A bientôt !

Erika

Ma veste en léopard de l’espace

Non je ne vais pas vous montrer du léopard tout l’hiver, promis.

Mais quand j’ai vu ce tissu de ouf, un jacquard un peu extensible, léopard bleu et corail, j’ai fondu dessus tel un oiseau sur sa proie.

Je n’aurais pas pu le laisser là, d’autant qu’il a du me coûter moins de 10€ (6 je crois).

J’ai tout de suite vu un blazer et j’ai donc fouillé parmi mes patrons (j’ai assez peu de patrons de blazers) et j’ai ressorti le patron du Blazer Eva de chez Véritas (uniquement disponible en Belgique, je pense).

Lorsque j’avais cousu Eva il y a deux ans, le résultat n’était pas convaincant DU TOUT : le tissu était trop souple et peu adapté, le glaçage mal réalisé, les poches passepoilées à moitié ratées, …

Comme ces erreurs étaient de ma faute et pas de celle du patron, j’ai décidé de me lancer.

En prenant bien mon temps (3 soirées), en glaçant très proprement à la main et en donnant forme avec mon fer, je termine ce blazer EN-CHAN-TEE!

Poches passepoilées avec rabat : check

Col châle : check.

Doublage de la veste : check.

J’aime tellement cette veste que je vais devoir me forcer à pas la mettre tout le temps 🙂 

Et maintenant que je suis réconciliée avec ce patron, je compte bien agrandir ma collection de blazers (croyez-moi ou pas, mais je crois n’en avoir que 3!!)

A bientôt, 


Erika