Lutter contre le syndrome de la couture paresseuse

Je ne sais plus trop si je vous avais parlé de mon syndrome de la couture paresseuse… Ces derniers mois, je me suis rendu compte que la plupart de mes projets coutures impliquaient de mon en moins de patrons, de pièces et de techniques. Envie de projets simples et rapides, qui ne me gardent pas 10 heures assises derrière ma machine. Alors il y a eu pas mal d’impro et de patron maison (jupe tube, haut décalqué, patron utilisé qu’à moitié et complété avec des panneaux rectangulaires et froncé), bref, rien de très ambitieux mais efficace la plupart du temps.

Sauf que la, j’en suis au 7ème mois de ma grossesse et je récupère un peu d’énergie et de motivation (avant de devenir énorme et plus savoir bouger). Alors il faut en profiter! Et par exemple, attaquer enfin le projet d’une copie de robe chemise très longue qui me fait baver d’envie à chaque fois que ma collègue la port (mais que la simple idée d’un col chemise et d’une patte de boutonnage me faisait abandonner le projet).

N’écoutant que ma motivation, j’ai donc filé acheter 2,5m de crêpe bien fluide (pourquoi de simplifier la tâche avec un tissu qui tient en place?? ) chez Mondial Textile. J’avoue, il a fallu jouer à Tetris pour faire tenir tout dans mon coupon, d’autant plus que je voulais que la robe arrive presqu’au sol et que je fais presque 1,8m… Question modèle, vous savez que je ne suis pas du genre à acheter plein de patrons mais à utiliser et exploiter au maximum ceux que j’ai. C’est donc (encore) une chemise Aime comme Madame que j’ai simplement allongé et évasé.

Place à la couture. Prendre le temps, respecter les étapes, jouer du fer à repasser, coudre 200 boutons (non en vrai, 20 boutons mais c’est pareil), commencer le dimanche pour finir le mercredi, ça faisait longtemps. Et ça m’a fait du bien!!

Et ce qui m’a fait encore plus de bien, c’est le résultat, tout à fait à la hauteur de mon travail. Une robe seyante dès le premier essayage, un joli tombé qui met en valeur mon bidou (deux petites pressions invisibles pour éviter les ouvertures intempestives). Et surtout, une robe confortable, sans tiraillement, sans manque d’amplitude (ce qui ne se voit pas sur les photos mais qui pose souvent problème dans mes réalisations).

Est-ce que vous souffrez aussi du syndrome de la couture paresseuse?!

Malo et confettis

Mon défi couture de l’année, c’est de coudre des pièces que je vais pouvoir porter enceinte mais qui iront toujours après la grossesse. Pas vraiment envie d’investir et de me lancer dans des patrons spéciaux pour la grossesse que je vais pouvoir porter 4 mois sur ma vie donc je détourne les patrons de ma patronthèque pour les adapter à ce bidou qui pousse.

C’est ce que j’ai fait avec le patron de la robe Malo de chez Anne Kerdiles. Le patron initial est une robe toute simple, encolure arrondie, manches 3/4.

Comme tissu, j’ai dégoté un superbe crêpe multicolore aux Tissus du Chien Vert. C’est comme des petits confettis de plein de couleurs et notamment violet et de fuschia, des couleurs que j’ai envie de voir plus représentées dans mon dressing. Ce qui ne gâche rien, le tissu est infroissable. La robe sort de la machine et peut filer tout droit sur cintre 😊

Question modifs : j’ai pas mal modifié le patron de base : allongé les manches, raccourci le buste, ajoute une jupe boutonnée (du même style que mon tuto de jupe boutonnée), ajouté une coulisse et une petite ceinture.

J’ai cousu cette robe alors que je n’avais encore presque pas de ventre et ça allait aussi, donc pari gagné : une robe de grossesse et d’après grossesse 😊

A bientôt

Erika

Ingrédients : Robe – Basket

J’imagine comme beaucoup de femmes enceintes, mon maître mot ces derniers mois est le CONFORT. Alors je réinvente un peu ma garde-robe en associant différemment des pièces que j’ai afin de me sentir vraiment bien.

Cette petite robe est cousue depuis des mois mais par manque de luminosité, je n’ai pas encore eu l’occasion de la photographier. Je suis d’ailleurs en pleine réflexion d’un autre point de vue pour mes photos, qui me plaisent de moins en moins (ce serait déjà mieux avec du soleil, ça, c’est clair!!). Si vous avez des comptes insta ou blog avec des suggestions, je suis preneuse.

Alors, revenons à cette robe. La viscose vient de chez Les Tissus du Chien Vert et m’a plu au premier coup d’œil. Elle était d’ailleurs en expo sur un mannequin dans un modèle assez semblable dont je me suis inspirée.

Le patron utilisé est Aime comme Miroir, que j’ai largement modifié avec deux étages de basques. J’ai choisi une longueur midi pour changer un peu et créer des looks différents, notamment avec des baskets bien conforts!!

Enceinte de seulement quelques semaines lorsque je l’ai cousue, cette robe s’avère carrément ultra confort et compatible avec mon gros bidou 😊.

Si la luminosité le permet, j’ai encore quelques robes Babybump compatible à vous montrer 😊

A bientôt,

Erika

La robe qui rapproche

Il y a les cousettes qu’on fait pour soi et puis il y a celles qui rapprochent.

Ma cousine s’est mariée tout récemment et, comme je n’ai pas eu assez de coudre ma robe à moi, j’ai également proposé de lui coudre sa robe de mariée à elle. Ce qu’elle a accepté.

Ma cousine et moi avons fort les mêmes goûts, pas de grands falbalas, ni jupons, bustiers ou autre mais plutôt une envie de simplicité qui tombait pile poil dans mes cordes.

Après avoir tâtonné un moment pour décider du modèle, elle opté pour un ensemble jupe + haut, pour un look un peu bohème chic.

La jupe est en tulle écru, un tulle très fin et très souple qui donne un aspect vaporeux du plus bel effet. La doublure est en satin. Je suis partir sur un patron maison, du même style que mon tuto sur la jupe façon wax. Des panneaux rectangulaires froncés et emprisonnés dans une ceinture en satin (qui donne un petit effet irisé). J’ai fixé la ceinture à la main pour ne pas avoir de surpiqûre sur mon joli satin. J’ai coupé le bas de la robe en laissant comme une mini traine pour ajouter encore du vaporeux. Le tulle est le satin viennent du marché a Maastricht.

Quant au haut, nous avons vécu quelques rebondissements… Ma cousine a d’abord choisi d’en commander un sur une jolie boutique en ligne de robe de mariée. En photo, ça avait l’air top ! Mais une fois reçu à la maison, la grosse désillusion ! Le haut était très court, l’encolure inconfortable et les finitions très moyennes ! Pas même un petit feston aux manches et le pire du pire : le fil et le biais utilisés étaient blancs alors que la dentelle était écrue ! Toute scandalisée que j’étais, j’ai proposé de coudre un haut moi-même, ne pouvant pas faire pire que ça. Ma cousine a trouvé 2 très jolies dentelles à la Toison d’Or à Liège et j’ai bidouillé un patron sur base du haut du commerce, adapté à nos besoins et avec un patron de manche de ma patronthèque. Résultat, deux jolis hauts, aux finitions nickel et aux manches festonnées (c’est tellement plus joli !) attendaient sagement qu’elle fasse son choix.

Enfin, pour doubler le haut tout en gardant de la transparence, j’ai cousu un fond de robe en satin sur base du patron Aime comme Miss.

Quelle émotion de voir sa cousine se marier ! Alors dans une robe que vous avez cousue pour elle, c’est encore autre chose. D’autant que nous avons passé toutes ces séances couture.

Bref, un projet couture qui rapproche ❤

Mon grand jour

Il y a des projets qui comptent plus que d’autres. Pas forcément plus difficiles, pas forcément mieux cousus, mais émotionnellement, plus importants…

Je m’étais toujours dit que si je me mariais un jour, ce serait dans mon jardin, sans les traditionnels plans de table, discours et jeu de la chaise musicale et dans une robe cousue par moi. 
Puis un jour, c’est devenu un projet concret. J’allais coudre ma propre robe de mariée. 
Choisir le modèle… 
Pour choisir le modèle, j’ai fait face à plusieurs contraintes : mes goûts, le thème champêtre et décontracté de notre mariage, le fait que je ne couds pas sans patron, mes compétences techniques et le fait que je n’avais pas envie d’y passer 500 heures. Dans cette recherche, j’ai d’abord pensé que Pinterest serait mon ami… Un ami qui vend du rêve, qui te fais changer d’avis tout le temps et te décourage parfois … Mon premier choix, c’était une robe dos nu. Un dos nu, c’est superbe mais ça peut bailler, tu portes pas de soutif, tu dois avoir un tissu près du corps qui reste confortable, tu peux pas avoir de trace de bronzage dans le dos, et patati, et patata. Mais c’est canon, c’est sûr… Sauf que moi, j’ai envie de porter un soutien-gorge, j’ai pas envie de me coller du double-face dans le dos pour maintenir le tissu en place et j’ai pas envie de courir les chemins pendant 3 mois pour trouver la dentelle, jolie, fine, élégante, extensible, confortable, douce, disponible, abordable, blablabla.
J’avais envie d’une couture « plaisir », pas trop de prise de tête, un tissu qui ne m’en fera pas voir de toutes les couleurs, quelques heures de boulot mais pas 300, et en fonction des patrons que j’ai, que je connais et que j’apprécie. Alors j’ai fermé Pinterest, et j’ai analysé mon compte Instagram et les # de patrons que j’ai. 
Pour la jupe et le devant, Aime comme Milady est parfaite! Déjà réalisée dans un voile bleu pour un mariage d’amis et déjà largement complimentée, elle ferait parfaitement l’affaire dans le genre encolure féminine, ceinture et jupe joies et confortables. Pour le dos, l’envie d’un petit décolleté était toujours présente et je suis partie sur le dos de Aime comme Miroir, avec les petits boutons (sans boutonnière).
Choisir le tissu… 
C’est clair qu’on ne se marie qu’une fois et qu’on peut s’offrir un tissu de grande qualité, plus cher, voire une dentelle de Calais, etc. Mais c’est pas obligé non plus… Moi, je savais que je voulais que ma robe soit en crêpe (ma matière préférée). Le crêpe, je l’ai trouvé dans mon magasin habituel (Chamick Awans), pour 10€ du mètre soldé à 5€/mètre. La bonne couleur, la matière pile que je voulais ; ben emballé, c’est pesé, j’achète!! Je voulais des manches en dentelle festonnée sur le bas de la manche. Alors sur le net, oui, il y a plein de choix de dentelles toutes plus belles les unes que les autres mais quand tu as déjà ton crêpe blanc cassé, vas-y pour trouver, sur photo sur ton écran d’ordi, la dentelle du même blanc exactement… Puis, je me suis baladée chez Chamick, et je trouve une dentelle toute souple, avec une jolie bordure, d’un écru pile poil le bon à 13€/mètre. Dans la foulée, j’achète de la doublure antistatique pour mon jupon, une poignée du boutons nacrés dans un nouveau Mondial Textiles à Herstal et pour 70€, j’ai mon matériel pour ma robe de mariée.
Passer à la réalisation…
Et bien, c’est émouvant. J’ai eu un sentiment particulier tout au long de mon travail. J’ai pris une journée de congé pour être seule à la maison (on respecte quand même au moins cette tradition du secret de la robe)  et pour avoir assez de temps devant moi pour bien avancer. En cours de couture, je me suis dit que je pourrais faire un rappel de la dentelle sur la ceinture, et bonne idée, ça se met super bien. Le soir à 23h00, ma robe était quasi finie. Il restait l’ourlet, l’épinglage du dos et l’ajout des boutons et régler un pli bien moche au niveau de l’épaule droite. 
Comme tout ça, c’est compliqué de le faire toute seule, j’ai appelé du renfort. Ma Marraine a épinglé tout ce qu’il fallait, ma Maman tenait la boite d’épingles (ben quoi, elle est moins douée mais elle voulait être utile). Il s’avère que le moche pli vient d’un manque de symétrie effrayant entre mes épaules (tout s’éclaire, je pige mieux pourquoi j’avais souvent ce souci). Une petite retouche, une deuxième séance avec Marraine et le tour était joué. J’ai ajouté un petit galon de dentelle dans le bas de ma robe pour ajouter une petite fantaisie et on était bon.
Le doute… 
Après, quand tu as passé des heures à coudre, en pyjama, pas coiffée, pas maquillée, avec une moche lumière, et la tête d’une nana qui vient de s’appliquer pendant 10 heures, que tu essaies ta robe que tu as cousue volontairement toute simple, le « waouh » se fait attendre… Longtemps… Trop tard pour changer d’avis, je me suis dit que tout le monde trouverait ma robe trop simple mais c’est pas grave, l’important c’est de participer, etc. 
Le Waouh… 
Puis le jour J vient. Un peu bronzée, suber bien coiffée et maquillée, avec des jolies boucles d’oreille, un rayon de soleil (car souvenez-vous, le 1er juin était canon, et en Belgique, on n’a pas eu beaucoup de beaux samedis cette année), et bien, j’ai enfilé ma robe et j’ai failli m’auto-dire « Waouh ». Je l’ai pas dit tout haut parce que ma copine/maquilleuse était là et je voulais pas me la péter mais mon mari, lui, il l’a dit! Et la journée a été ponctuée de compliments et d’exclamations « c’est toi qui l’a faiiiite?!?! ». J’avoue que j’ai été super fière (on peut s’auto-congratuler parfois non?). C’était parfaitement la robe que je voulais, le rendu simple, fin et élégant que je visais, et parfaitement confortable pour passer toute une journée et toute une nuit. 
Je n’ai d’ailleurs pas encore réussi à la ranger, elle pend fièrement, sale et chiffonnée par une soirée dingue, dans mon dressing. L’idée de ne plus jamais la porter me rend déjà un peu nostalgique. On peut recommencer??
Alors si toi aussi, tu rêves de coudre ta robe de mariée, lance-toi et ne te sens pas obligée de faire quelque chose de compliqué, de cher, de décolleté, de long, de court, de blanc, … Fais à ta sauce, fais-la à ton image car c’est toi qui seras dedans. Et si tu lis ceci et que tu la couds, envoie-moi une photo 😀
Je vous embrasse (oui je déborde d’amour pour le moment).
Je vous retrouve très vite pour vous parler de la chemise et du noeud papillon du marié ❤️
Madame H. 

It-miroir!

Vous l’aurez peut-être déjà remarqué, je couds et publie moins. Déjà parce que je fais 1000 autres choses : tricot, crochet, broderie, sport, cuisine, zéro déchet, … 😊 Ensuite parce que c’était une volonté de ma part de coudre moins mais mieux. Des habits plus seyants, mieux finis et mieux choisis.

C’est dans cette optique que j’ai pris mon temps pour coudre cette robe à partir du patron Aime comme Miroir de Aime comme Marie.

Le tissu vient de chez Chamick et ressemble presque à un fin Néoprène. Le tombé est donc fluide mais pas trop ce qui donne à la robe un volume qui me plaît beaucoup. Et qui ne se repasse pas 😀😀!

La longueur des volants a été décidée au fur et à mesure de mon avancement, en essayant la robe en cours de route.

Très contente du résultat mais j’avoue que je commence vraiment à avoir envie de passer aux coutures de printemps!! L’hiver se fait long non?!? 😫

A bientôt

Erika

C’est dans les vieilles marmites…

Objectivement, si je devais élire le patron que j’ai le mieux rentabilisé, ce serait la robe Aime comme Mise en Bouche de Aime Comme Marie.

Bien qu’il n’ait rien d’exceptionnel, faut avouer qu’il est frappant de simplicité, les possibilités de déclinaisons sont infinies.

Je l’ai cousu à manches longues, courtes, mi-longues. J’en ai fait des robes à basques et des blouses courtes. En gros, à chaque fois que je veux me coudre une petite robe « valeur sure », que je sais qui m’ira, que je sais que je porterai, etc, je me dirige vers ce patron.

Cette fois, c’est une encolure en V (un rien plongeant) et une basque assez basse.

Petite fantaisie, j’ai cousu un petit élastique 2cm avant les ourlets de manches pour faire comme un petit volant (j’avais vu ça dans une boutique).

Le tissu est un petit crêpe de chez Chamick, très confortable et facile à coudre.

Et vous, c’est quoi votre patron fétiche?

À bientôt,

Erika