Le mojo de la couture

Tu connais ce moment où tu as l’impression que le mojo de la couture t’a désertée? C’était mon moment la semaine dernière. Après avoir beaucoup cousu pour les autres (j’ai eu une ribambelle de nœuds papillon à coudre pour un mariage d’amis, quelques cadeaux de naissance, la robe de mariée de ma cousine : tout des projets dont je suis très satisfaite), j’ai enfin pris le temps de coudre un peu pour moi. Et bien, ça n’a pas été un long fleuve tranquille…
J’avais depuis longtemps très envie d’un blazer de papy ; comprenez dans un tissu à petits carreaux dans les tons bruns, oranges, beiges… L’année dernière, j’étais déterminée à m’en coudre un moi-même alors que les magasins en regorgeaient… N’ayant pas trouvé le tissu, j’avais reporté le projet. Cette année, dans un accès de paresse, je m’octroie de me l’acheter tout fait sauf que bim, je ne trouve plus de modèle qui me plait (pas fan des vestes croisées et boutonnées des deux côtés). Et au moment où je ne m’y attendais pas, voilà que je trouve un tissu parfait (chez Mondial textiles à Herstal).
Pour le patron, je suis retournée vers le patron du blazer Eva d’une des revues Véritas (magazine Belge). Je l’avais utilisé pour mon blazer adoré en léopard bleu et rose, et j’y allais confiante. Sauf que non en fait… Après avoir cousu un après-midi entier avec application, je l’essaie et il tombe super mal. Je ne m’explique pas le pourquoi du comment, les épaules sont moches, le rabat « smocking » gondole, le tissu ne me semble plus du tout approprié. J’en viens à me demander si j’ai coupé dans le bon sens, si j’ai pas monté les manches à l’envers, … Bref un gros moment de doute et de solitude. 
J’ai donc lâchement abandonné mon blazer sur une chaise pendant une bonne semaine tant j’étais déçue… J’ai attendu que le courage me gagne à nouveau pour rattaquer mon projet et faire un tas de petites modifs et de petits ajustements (un peu plus cintré ici, retirer 1cm à l’épaule, etc).
Si je dois être honnête, je reconnais que je ne suis pas entièrement satisfaite du résultat quand on regarde attentivement. Bien que ce soit fort bien cousu (mate-moi ces poches passepoilées à rabats!!), le seyant laisse à désirer (même si porté et dans la vie de tous les jours, personne ne regarde vraiment si ça tombe nickel). Du coup, je mets un peu en cause la qualité de mon patron et à l’avenir, il me faudra un autre patron de blazer.
 Des conseils? Des marques fétiches? Notez que je préfère les blazers légèrement cintrés.
A bientôt, 
Erika

La robe qui rapproche

Il y a les cousettes qu’on fait pour soi et puis il y a celles qui rapprochent.

Ma cousine s’est mariée tout récemment et, comme je n’ai pas eu assez de coudre ma robe à moi, j’ai également proposé de lui coudre sa robe de mariée à elle. Ce qu’elle a accepté.

Ma cousine et moi avons fort les mêmes goûts, pas de grands falbalas, ni jupons, bustiers ou autre mais plutôt une envie de simplicité qui tombait pile poil dans mes cordes.

Après avoir tâtonné un moment pour décider du modèle, elle opté pour un ensemble jupe + haut, pour un look un peu bohème chic.

La jupe est en tulle écru, un tulle très fin et très souple qui donne un aspect vaporeux du plus bel effet. La doublure est en satin. Je suis partir sur un patron maison, du même style que mon tuto sur la jupe façon wax. Des panneaux rectangulaires froncés et emprisonnés dans une ceinture en satin (qui donne un petit effet irisé). J’ai fixé la ceinture à la main pour ne pas avoir de surpiqûre sur mon joli satin. J’ai coupé le bas de la robe en laissant comme une mini traine pour ajouter encore du vaporeux. Le tulle est le satin viennent du marché a Maastricht.

Quant au haut, nous avons vécu quelques rebondissements… Ma cousine a d’abord choisi d’en commander un sur une jolie boutique en ligne de robe de mariée. En photo, ça avait l’air top ! Mais une fois reçu à la maison, la grosse désillusion ! Le haut était très court, l’encolure inconfortable et les finitions très moyennes ! Pas même un petit feston aux manches et le pire du pire : le fil et le biais utilisés étaient blancs alors que la dentelle était écrue ! Toute scandalisée que j’étais, j’ai proposé de coudre un haut moi-même, ne pouvant pas faire pire que ça. Ma cousine a trouvé 2 très jolies dentelles à la Toison d’Or à Liège et j’ai bidouillé un patron sur base du haut du commerce, adapté à nos besoins et avec un patron de manche de ma patronthèque. Résultat, deux jolis hauts, aux finitions nickel et aux manches festonnées (c’est tellement plus joli !) attendaient sagement qu’elle fasse son choix.

Enfin, pour doubler le haut tout en gardant de la transparence, j’ai cousu un fond de robe en satin sur base du patron Aime comme Miss.

Quelle émotion de voir sa cousine se marier ! Alors dans une robe que vous avez cousue pour elle, c’est encore autre chose. D’autant que nous avons passé toutes ces séances couture.

Bref, un projet couture qui rapproche ❤

Les précieuses chutes

Certaines chutes de tissu sont précieuses. 
Moi quand je découpe mon tissu, j’essaie toujours de positionner mes pièces de manière à avoir les plus grandes chutes possible (ce qui me fait un stock de chutes de tissus faramineux d’ailleurs)… 
Ce tissu-ci, il est spécial : c’est le crêpe de ma robe de mariée. Après avoir coupé ma robe, j’ai vu qu’il me restait assez pour me faire un petit haut à fines brides. Et comme j’avais aussi une petite chute de ruban de dentelle, j’ai pu agrémenter l’encolure dos et devant d’une jolie bordure (la même que j’avais cousue au bas de ma robe de mariée). 
C’est encore le patron de Aime comme Miss qui est parfait pour les petites chutes de tissu. A chaque fois qu’il me reste 50 cm, je me fais ce petit haut à fines brides. C’est simple, rapide, consomme peu de tissu est se porte avec tout alors pourquoi faire autre chose?
La bordure de dentelle étant assez molle, il faut un gros coup de fer à repasser pour la faire tenir droite et les photos ayant été prises fin de journée, c’est pas parfait. Mais la sensation de porter ce tissu à nouveau est douce et me rappelle tant de souvenirs d’une journée parfaite qui me semble déjà bien loin… 
Vous faites quoi vous avec vos chutes?
A bientôt, 
Erika

Comme un kimono

Pour le moment, j’ai des envies de coutures simples et sans patron. Du moins, sans découper tout plein de pièces que j’aurai décalquées, etc. Est-ce la chaleur ou les quelques gros projets couture sur lesquels j’ai travaillé récemment (robe de mariée, chemise du marié, …), je n’ai quasiment cousu que des choses toutes simples, souvent avec des patrons maison. 

Et comme je sais que vous aimez les tutos, je vous en propose un pour réaliser un gilet ample, comme un kimono.

  1. Dessiner un patron – pas de stress, il n’y a que 2 pièces (qu’on peut même grouper en une seule). Voici le schéma des dimensions. Attention, c’est tout à fait modulable ; si vous voulez un kimono plus long, plus court, avec des manches plus longues ou plus courtes, adaptez-le 😊 Le schéma en bleu représente la partie dos. La ligne rose détermine la partie avant. Comme j’ai coupé au pli, j’ai découpé qu’un demi patron. Pour passer du dos à l’avant, j’ai juste plié comme sur la photo (on a donc le patron 2 en 1).
  2. Lorsque tout est découpé (on a 3 pièces : 1 dos et deux devants), on assemble endroit contre endroit les devants sur le dos et on pique le haut de la manche et le bas de la manche ainsi que le côté. 
  3. Faire l’ourlet de la manche. Comme j’avais un galon de dentelle/broderie, j’ai piqué une seconde fois pour aller maintenir le galon à l’intérieur de ma manche de manière à ce qu’il ressorte légèrement (étape facultative).
  4. Terminer l’encolure et l’ouverture au biais (soit vous en achetez un assorti, soit vous en faites hors de votre coupon). Épingler le biais sur l’avant sur tout le pourtour de l’ouverture du kimono (les deux pans avant et l’encolure). Piquer dans le pli du biais (il existe des vidéos sur Youtube qui expliquent très bien comment piquer du biais). Rabattre le biais et piquer au plus près du bord du biais de manière à emprisonner les bords crus. Si la pose du biais vous fait peur (faut pas, allez-y lancez-vous), j’ai déjà cousu un kimono (c’est d’ailleurs le premier vêtement que j’ai cousu de ma vie), et j’avais simplement fait un petit ourtlet de 5mm partout. C’est moins bien fini mais ça marche aussi 😊
  5. Faire l’ourlet du bas du kimono (à la découpe, j’ai légèrement arrondi le bas du kimono). Si vous désirez ajouter une broderie, répétez la même étape que pour les manches.

Finito! 

Le coupon a été acheté en soldes chez Chamick. C’est une sorte de crépon assez léger et fluide (le modèle nécessite un tissu assez fluide).

N’hésitez pas à me montrer vos réalisations, éventuellement en me marquant sur Instagram (@kikasews) 😃

A bientôt, 

Erika 

Écouter son cœur

A la foire du tissu Stoffen Spektakel, je vais toujours en priorité aux stands qui proposent des coupons. J’ai mes deux chouchous ou je vais toujours en premier avant de faire les allées plus consciencieusement. Pourquoi? Parce qu’il y a un monde de gueux et que ça va plus vite d’acheter des coupons que du Tissus à la découpe, parce qu’ils proposent des jolies choses en général et que les coupons coûtent entre 5 et 10€ pour des morceaux de 1,50 à 1,80 mètre. Une super affaire donc!

Cette fois, j’étais tranquillou en train de fouiller parmi tous les coupons et systématiquement, le même coupon revenant dans les mains et accrochait mon regard. Sans vraiment que je me l’explique car les tons ne correspondent pas vraiment à mes goûts (ce bleu est inédit dans mon dressing).

Alors à un moment, je me suis dit qu’on fallait écouter mon cœur, que je trouverais toujours bien un projet couture pour ce coupon bleu et jaune.

J’ai donc reproduit la jupe boutonnée dont j’ai proposé le tuto ici en version longue et je suis fan! Sur une peau bronzée (ma peau plus ou moins bronzée en l’occurrence), les couleurs donnent super bien.

Moralité : si un tissu te fait de l’œil, donne lui sa chance 😊😊

A bientôt

Erika

La jolie dentelle

La jolie dentelle … Trouver une dentelle jolie, délicate,  assez couvrante, un peu extensible pour être confortable, d’un jolie blanc cassé et le tout à un prix raisonnable, c’est pas forcément facile. Alors quand tu couds pour ta cousine et qu’elle t’offre ce qu’il reste de son coupon (Toison d’Or à Liège) et qu’il te reste assez que pour faire un petit haut (et qu’il te reste même assez de bordure festonnée pour y découper tes manches), c’est ça la définition du bonheur. Quoi? J’exagère? Si peu…
J’ai donc découpé un petit haut hors de ces jolies chutes de dentelle. Le patron, je l’ai bidouillé en décalquant un haut du commerce, en modifiant l’encolure et en utilisant le haut des manches du patron du t-shirt Plantain (Deer And Doe). Il s’est avéré que ça collait tip top. 
J’ai terminé les encolures au biais, ce qui donne un résultat très propres (Pitié, si vous utilisez une dentelle écrue, choisissez du fil et du biais écrus, et pas blancs, parce que méga scoop, on voit à travers la dentelle hein! Ça semble évident? Vous seriez surpris de ce qu’on trouve dans le commerce).
Ce que j’adore faire quand je me couds un nouveau vêtement, c’est de l’essayer avec tout plein de trucs et de voir le nombre de nouvelles tenues que je peux combiner. Et bien ce haut, je vais l’utiliser à toutes les sauces! Je me demande comment j’ai fait pour me passer d’un haut en dentelle écrue pendant tout ce temps … Je sens déjà que je vais récidiver (pour autant que je trouve une jolie dentelle -_-).
Ici, je le porte avec une jupe longue plissée kaki que je ne vous avais encore jamais montré. Le tissu vient du marché de Maastricht et je l’ai simplement cousu à un joli élastique et paf! Ça fait des chocapic une nouvelle jupe longue 🙂 !
Une tenue 100% homemade donc (pas peu fière) !
A bientôt
Erika

ps: merci à toi, ma cousine, qui passe souvent par ici, pour ce joli cadeau 💝

Ouh la copieuse (tuto)

En boutique, on voit plein de jolies jupes, longues ou midi, boutonnées jusqu’aux genoux et ouvertes en dessous. Je les trouve superbes et j’avais un tissu, un petit crêpe bien fluide, qui convenait parfaitement pour ça.

Alors j’ai analysé la jupe de ma collègue et j’ai fait une copie (ouuuuuh la copieuse). Je me suis dit qu’un petit tuto vous ferait plaisir. J’ai fonctionné à l’intuition hein les girls, alors n’attendez pas quelque chose de trop précis non plus, surtout au niveau des dimensions, j’ai fait en fonction de mon corps, faites en fonction du vôtre 😀

  1. Couper un rectangle dont la largueur fait la longueur désirée de la jupe + 6 cm (plus ou moins hin). Pour la longueur du rectangle, j’ai pris toute la longueur de mon coupon, c’est-à-dire 1,5 mètres et elle est froncée pile comme il faut.
  2. Sur un des petits côtés, faire un petit ourlet de 1cm. Sur l’autre des petits côtés, faire un ourlet de 2cm (pour imiter une patte de boutonnage.
  3. Fermer la jupe en cousant le grand ourlet par dessus le petit ourlet jusqu’à la longueur de jupe fermée souhaitée (un peu au dessus du genoux. Moi je suis repassée sur la couture de l’ourlet pour n’avoir qu’une couture apparente.
  4. Au niveau de la taille, faire un repli de 2 cm puis un second repli de 2 cm pour créer une coulisse pour un élastique (prendre un élastique dont la largeur est inférieure à 2 cm). Laisser 2 cm ouverts pour pouvoir rentrer l’élastique.
  5. A l’aide d’une épingle, faire rentrer l’élastique et le ressortir de l’autre côté. Fixer les deux extrémités ensemble. La longueur de l’élastique : j’ai pris en fonction de ma taille et du niveau de serrage que je voulais. 
  6. Refermer l’ouverture laissée au niveau de la coulisse.
  7. Faire l’ourlet de la jupe.
  8. Coudre les boutons : j’ai mis 7 boutons. 


Pas plus compliqué que ça.

J’espère que ça vous a plu. N’hésitez pas à me montrer vos réalisations, ici ou sur insta @kikasews.

A bientôt, 

Erika